Les heures sup' c'est 434 000 emplois. En moins

Publié le par Solidaires assurance

Les heures sup' c'est 434 000 emplois. En moins


Guillaume Duval - Vent des blogs | Vendredi 26 Février 2010 à 11:16 | Lu 2395 fois
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Nicolas Sarkozy aime vanter son concept du «travailler plus pour gagner plus». Mais, avec la crise, la défiscalisation des heures supplémentaires a aggravé la montée du chômage. Une entourloupe dénoncée par Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives économiques.


Nicolas Sarkozy avait promis le développement des heures sup', en les défiscalisant. Il y est parvenu, malgré une baisse récente due à la crise économique, mais cette incitation fiscale coûte cher au budget de l'Etat (4 milliards) et les heures sup' se substituent à des emplois nouveaux.

L'Acoss c'est un "machin" qui est chargé de récolter les cotisations sociales. Elle vient de publier une note sur le nombre des heures supplémentaires déclarées par les entreprises en 2009. Vous vous souvenez certainement de la loi TEPA, la loi en faveur du travail de l'emploi et du pouvoir d'achat, qui, quelques semaines seulement après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, entendait concrétiser le slogan : « Travailler plus, pour gagner plus ».

Une de ses mesures phares était l'exonération de charges sociales et d'impôt sur les heures supplémentaires. Il s'agissait de tuer les 35 heures sans les supprimer officiellement.

233 000 emplois sacrifiés
Et ça avait très bien marché. En 2008 l'Acoss avait enregistré 727 millions d'heures sup, soit l'équivalent de 466 000 emplois à temps plein. Un sacré succès. Mais cela s'est fait aux dépens de l'emploi si on dit que la moitié de ces heures sup, soit l'équivalent de 233 000 emplois, auraient pu être effectuées par des jeunes qui arrivaient sur le marché de l'emploi ou des chômeurs.

En 2008 cela n'était pas trop grave entre le papy boom et la croissance qui était encore là. Ceci dit entre décembre 2007 et décembre 2008 le nombre des chômeurs inscrits à Pôle emploi avait quand même déjà augmenté de 151 000 personnes. Sans les subventions aux heures supplémentaires on aurait probablement pu éviter cette remontée du chômage.


Retrouvez la suite de cet article sur Alternatives économiques.
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